La tradition de la robe de mariée blanche qui est synonyme de pureté et virginité, au XIXe siècle, est manifestement oubliée au Moyen Âge.
En effet, à l'époque médiévale, il n'est pas d'usage de porter une robe spécifique pour le mariage mais plus simplement sa plus jolie robe, quelle que soit la couleur (y compris le noir, notamment si le futur marié est veuf), même dans les milieux favorisés.

Les rapports détaillés des mariages princiers en France montrent l'usage de robes en tissus de couleurs, le blanc étant souvent présent par des bordures de fourrure en hermine alors que chez les paysans, la robe est majoritairement rouge jusqu'au XIXe siècle car la garance avec laquelle elle est teinte est alors le colorant le plus résistant à l'eau, à l'air et à la lumière.
Au XIVe siècle, la mode est à la « cotardie » (ou « cotte hardie »), un genre de « surcot » avec manches, traîne et ceinture.
Les tableaux de l'époque témoignent d'ailleurs que c'est seulement à la Renaissance que les épouses des familles aristocratiques commencent à revêtir une robe de couleur blanche : la tradition rapporte que cette mode s'est propagée grâce à Marie Stuart qui a porté une robe blanche lors de son mariage avec Francois II, le blanc étant la couleur de sa famille d'origine les Guise, à moins qu'il ne s'agisse de la couleur du deuil (blanche à cette époque) de son père qu'elle portait le jour de son mariage.
Les siècles suivants, les robes de mariée retrouvent des couleurs, le noir étant le plus prisé car elles peuvent être portées plusieurs fois notamment dans les couches paysannes (par exemple pour la messe de relevailles).
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, sous l'impulsion de l'Église et en réaction à l'ancrage des valeurs républicaines dans la société française (et sous l'influence des grands magasins), les femmes pratiquantes affirment leur virginité en revenant au blanc originel, symbole de pureté, même si certaines coutumes locales, telles celles du Morvan, préconisent un mariage en costume noir.
Le mariage de la reine Victoria en robe de mariée blanche en 1840 réintroduit cette couleur dans la tradition du mariage dans les classes aisées puis dans les classes populaires au XXe siècle.
L'impression qu'elles sont les princesses d'un jour (Cendrillon a aussi quelque peu contribué au mythe).
Au début des années 1990, la mode revient à un peu plus de sobriété et la couleur fait son grand retour : d'abord quelques touches florales pastels puis les créateurs osent un tissu entièrement coloré (rouge, parme, etc.).
La couleur dans la robe de mariée était il y a quelques décennies réservée (voire imposée) aux femmes ayant « fauté » avant le mariage.